Les bases d’une bonne introduction

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L’introduction est l’un des éléments les plus importants d’une dissertation de Géopolitique. Véritable porte d’entrée de la copie du candidat, l’introduction doit exposer une problématique argumentée et pertinente sur le sujet de l’épreuve. Cet article passe en revue les principales caractéristiques d’une bonne introduction, de l’accroche à la problématique sans oublier l’annonce du plan.

Stop à l’accroche passe-partout dans les dissertations !

Avant de se concentrer sur cette phase indispensable d’analyse des termes du sujet, je souhaite dire quelques mots sur l’accroche. Il existe plusieurs ‘écoles’ sur l’utilité de l’accroche, entre ceux qui la trouvent indispensable et ceux (comme moi) qui sont plus frileux à son sujet. Je pense en effet que l’accroche est à double tranchant : trop de candidats utilisent des citations ou phrases passe-partout pour introduire leur dissertation. Elle n’apporte alors rien de particulier à la copie du candidat, ce pourquoi je ne te conseille d’avoir une accroche seulement si elle est pertinente par rapport au sujet.    

Préparer son introduction : l’analyse des termes du sujet.

L’introduction doit avant tout reprendre les termes du sujet et brièvement les définir, notamment les zones géographiques et les bornes temporelles. Prenons l’exemple des sujets ESCP 2018 et ESSEC 2016, respectivement « La construction européenne confrontée à la question de la nation (1951-2018) » et « La construction européenne face aux défis de la Méditerranée et du monde méditerranéen (1957-2016) ». Pour le premier sujet, il faut bien évidemment mentionner la signature du traité de Paris le 18 avril 1951, instituant la CECA, alors que le second sujet fait allusion au Traité de Rome. En ce qui concerne la zone géographique, la justification des termes du sujet est particulièrement importante pour le second sujet : qu’entendons-nous par Méditerranée ? Que représente le monde méditerranéen ? L’analyse et l'explication des termes du sujet sont essentielles dans les premières phrases de l’introduction : le correcteur acceptera toujours une explication argumentée de la part du candidat. Il pourra toujours discuter son choix (e.g. ne pas retenir la Russie pour un sujet autour de l’Europe), mais n’aura aucune raison de le pénaliser si le parti pris se défend.    

La problématisation : le cœur de l’introduction (voire de la dissertation).

Le cœur de l’introduction reste la problématique, autour de laquelle tu articuleras l’ensemble de ta dissertation. Pour rappel, l’objectif est de souligner en quelques lignes le ou les problèmes que le sujet met en avant. La problématique souligne ces « problèmes » et se traduit par une question que le candidat se pose : tout l’enjeu de la dissertation sera bien évidemment d’apporter (a minima) des éléments de réponse, grâce à des arguments illustrés par des exemples. J’ai vu de nombreuses copies avec des problématiques alambiquées, trop longues et imprécises. La problématique ne doit pas forcément être complexe : dans mon cas, j’ai toujours utilisé la tournure « dans quelle mesure » pour introduire ma problématique. Cette formulation est loin d’être un pré-requis ou la garantie d’une bonne problématique, mais elle a le mérite de proposer un questionnement assez efficace.    

L’annonce du plan : un tremplin vers le corps de la dissertation.

L’annonce du plan est particulièrement stratégique, car elle doit présenter de façon très claire le contenu des parties (et sous-parties) de ta dissertation. Garde en tête cette règle d’or : 3 parties annoncées en 3 phrases. Je te conseille d’ailleurs de bannir les phrases débutant par « En première partie », « Dans un second temps, » : elles sont très (trop ?) scolaires et ne rendent pas l’annonce de plan fluide pour le lecteur. Privilégie plutôt des connecteurs logiques (e.g. tout d’abord, ensuite, finalement, néanmoins, etc. - voir l'article sur les transitions) pour montrer au correcteur l’enchaînement logique des parties : ces connecteurs rendront l’annonce de plan plus fluide, tout en évitant le ton trop scolaire adopté par la majorité des candidats. Pour ce qui est de la longueur globale de l’introduction, essaye de ne pas faire trop long : l’idéal est de la terminer à la fin de la première page de la copie ou au tout début de la seconde.

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Antonin Bibal Ancien de la prépa Henri IV en ECS, j'ai lancé ce blog pour vous aider à améliorer vos copies de géopo.